FLOPPY DISK fail (40)
« Passion is not a hobby. » - Khaci Jay
« Soon black and soon gray,
The paths that lead to paradise.
I will take the twists and turns to Hell.
I close my eyes and turn off the light
Demons, dragonflies,
will-o-the-wisps, drops of gold
The face of the angel of death
is outline in the dead nature
of my reflection
It is Friday in my heart
The last for him who claims to be a claustrophobe.
You feel the same as me I hope.
We have in our chests a nuclear bomb.
Me and my friends work hard
to drown the pain and boredom.
In our drunken times we forge
a better version of sadness.
Me and my friends work hard
to drown the pain and boredom.
In our drunken times we forge
a better version of sadness.
of sadness, of sadness.
of sadness, of sadness.
It is the lycanthrope’s ball.
Don’t change, stay a polymorph.
It is your turn, make a vow
Draw a picture of me as you wish.
On my hand, a smear of ink.
A telephone alphabet.
I let the mystery remain ambiguous.
In the hopes that it will crash far
from the Earth.
Me and my friends work hard
to drown the pain and boredom.
In our drunken times we forge
a better version of sadness.
Me and my friends work hard
to drown the pain and boredom.
In our drunken times we forge
a better version of sadness. » - PETER PETER
Je suis aux tréfonds de l'intra-muros
Je vous jure qu'il y a trop de paranos
Je regarde l'antichambre et tous sonnent faux
Je ne suis plus si la respiration est de trop
J'observe sur la place public l'échafaud
Je vois le cercle des Œuvres dans la beauté de son O
œuvre: dir
accelerando
dagio
aficionado
afro
aggiornamento
agio
agitato
aïkido
albédo
albugo
allegretto
allegro
allégretto
allégro
allô
alto
amontillado
amoroso
anarcho
andantino
antihalo
apéro
appassionato arioso
aristo
arroyo
audio
auto
autoradio
avion-cargo
aviso
ayuntamiento
azulejo. banco
« Tu diras
Tu diras que c’est l’instinct
Qui t’a mené jusqu’ici.
L’intuition d’un sentiment
Qui ne reviendra pas.
Tu diras
Tu diras que tous tes sens
Piochaient du même bord.
D’un même élan poussé
Par une force étrange.
Et ce sera ton camp de base
Et ce sera ton camp de base
Tu diras
Tu diras que c’est l’instinct
Qui t’a mené jusqu’ici.
L’imprudence comme elle se doit
De temps en temps.
Et ce sera ton camp de base
Et ce sera ton camp de base » - Stéphane Lafleur/ Intuition #1
Il y avait longtemps que j’étais en âge de voyager quand j’ai commencé à vivre dans mes bagages. Le temps m’avait enseigné qu’on ne vit pas dans ses valises, mais en symbiose avec la révolution de son propre cœur en action.
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Au miroir de mon parcours, je crois me souvenir d’avoir eu cette réflexion sur le chemin du retour. Peu importe où on va, on revient immanquablement à sa demeure, aux racines des hêtres de nos forêts familiales.
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C’est ainsi que de ville en village, je prenais conscience que ce qu’on possède de plus grand est le socle de notre origine et non la statue qu’elle porte.
Au lendemain du premier concert du Hillbilly Folk Wagon Blues Band, le bonheur était digne d’un élan vers l’histoire, quand je me suis réveillé au soleil de midi.
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Hillbilly Lou était frappé comme un écureuil, Ray Mégatonne s’était levé le premier, et Heronn Bass, dit le Grand Héron, était toujours aussi dominant.
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Avec le regard sur la présence de l’infini, je dévoilais l’horizon sans savoir que le surlendemain, j’allais entendre la mer rouler sur la grève de l’estuaire, en pensant à mes nuits folles de poésie, écrivant la vie comme je vivais, le jour, logeant au brouillard comme la nostalgie de l’amour.
Sans compter les jours, c’est ainsi que je suis devenu un pèlerin de la route, un «ROADY», une sorte de mage contemporain, un messager des hommes et du langage.
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Au-delà des étoiles qui courent dans la nuit, j’avais migré des constellations aux terres anciennes, en voyageant de gîte en gîte entre les concerts, en errant d’un espace à un autre au milieu des musiciens des innombrables soirées festives.
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Ce mode d’existence était de très loin dans mes sphères d’agissements, il y a encore… si peu de temps entre le bonheur de connaître la joie et la déception de ne pas devenir ce qu’on sait être.
Après plusieurs mois aux services d’un régime vulgaire pour l’essence de la dignité humaine, l’amante spirituelle venait de me condamner au combat.
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J’étais liquéfié, abattu à bout portant, par la lâcheté de sa chaîne de son commandant, trop faible, pour affronter mon regard, trop honteuse d’elle-même pour agir de manière légitime.
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Elle ordonna plutôt qu’un de ses poneys de croix se salisse les mains à sa place, en soufflant sur mon château de cartes qu’elle m’avait offert avec un si beau sourire. Les jeux sont ouverts, et comme un sprint, les dominos sont tombés dans l'avenir d’un rêve déjà mort-né.
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Pendant mes fonctions d’homme à la cloche dans le Meltdown Palace, j’ai couru à la poursuite du bonheur dans l’universalité de croire qu’on peut être jeune à jamais si on décide de rester à la prose de l'âge. Ai-je idolâtré les rêves? Sans toutefois être en mesure de le saisir comme un poisson d’avril te filant entre les doigts, j’ai appris à la dure que je suis un carnivore.
J’ai jeté mon dévolu sur la rage de vivre. J’ai choisi de changer. J’ai déposé les armes devant la guérilla des métronomes des horloges à balancier. J’ai rangé les habitudes. J’ai compris quelque chose d’invisible, saisir le vide entre la fureur et le pacte de la mort. J’ai renoncé au noir du néant et au jazz de l’ébène. J’ai fait mon choix sur le piano droit. J’ai quitté ce coup d’État idéologique. J’ai renié cette volonté de soumission à la société et j’ai fendu à la hache ce banc grotesque du pianiste. J’ai acheté une chaise et j’ai écouté Glenn Glould de mon orgue de barbarie.
Devant cette mise en abîme de ce programme sans grâce, il n’y a pas eu de pause, aucun retour en arrière; il n’y a eu qu'un train s'effilochant sans cesse comme une impression d’immobiliste face à ce défilé, tout semblait m’échapper malgré ma volonté de maîtrise.
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L’être humain peut accepter beaucoup de compromis jusqu’à franchir la limite de la remise en question de son intégrité. J’ai brûlé ma guitare pour écouter un coquillage de mer sur une plage où des gens pariaient sur des courses d’escargots et de tortues.
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Devant une telle intimidation, la seule possibilité est de se lever pour demander la responsabilisation. Dans mon cas, on m’a montré la porte. Le gars des vues est toujours la vedette de la capture de l’attention.
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J’ai gardé ma fierté, mais j’ai plongé là où la lumière n’est qu’une limaille pour comprendre l’incontestabilité. L’infâme est noirâtre, j’avais fumé l’évanescence de ma propre mort en toute conscience. Je jure que mon mouchoir de poche est un meilleur « Krach » de l’impossible vérité de leur réserve mensongère à mon égard. La seule chose que j’ai gagnée, c’est de vivre encore à l’extérieur de l’abattoir du désespoir : feindre est la mixture de mon cœur bleu.
À la veille d’être sans emploi, de logis, de moyen de transport unitaire ou du plaisir de la facilité mensuelle du plastique, j’ai payé les créances de junkie. Sans me débattre, je me suis fait avaler par l’immense broyeur du capitalisme de fronde.
C’est à l’intérieur de mon appartement vide que j’ai réalisé que le véritable véhicule de la faculté inflexible, c’est l’ego démesuré pour la possession de l’avidité du pouvoir.
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Dieu, c’est ta propre foi dans la clairvoyance du judas.
Le regret c’est avoir la honte de ne pas connaître le mot action et j’ai découvert qu’il y a beaucoup plus d’opportunistes que d’êtres dignes. Qu'ils soient bourreaux ou pas, ils ont commis! La simulation de ma noyade est un acte que je présumais impossible. Je croyais naïvement le songe de 1948. Il voulait mon bien, j’ai eu confiance en eux, d'atteindre la reconnaissance. Damoclès est un pigeon dans la caisse des deux piques au Poker face quand tu ne sais pas qui est la cible.
Sans couleur, pâle comme un dernier souffle de lucidité, c’est à ce moment que j’ai saisi le faux-semblant de l’ampleur de l’argent. Quand j’ai réalisé que l'abandon monétaire n’est rien à côté de la perte des convictions, des allégeances qu’on croyait solides jusqu’à présent. J’étais le roi sans odeur coulant dans son beurre. Héros ou capitaine de ma propre mort, je suis.
La naïveté de ne pas avoir bu de la vérité à temps par l’armure d’être candide m’a fait sentir tel que la moisissure de l’appât du gain. Boire à jamais le miroir d’eau d’un premier amour comme l’assurance des certitudes d’être hors de ce monde (sans monde de monde) « croche »…
Mon départ du Meltdown Palace s’était effectué avec une violence étonnante de la part de mère Nature. La pluie battante acérait encore l'écume de la chaussée avec un acharnement stupéfiant.
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Je regardais le grand théâtre de la vie, en classant l’un après l’autre chacun des articles qui meublaient mon quotidien d’homme de la droiture aux collets d’une chemise qu’on change deux fois par jour pour être sûr d’être dans le coup. Mes quelques artefacts unis dans le carton m’apportaient de la rage.
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Pour eux, l’étiquette de l’hypocrite signifie être diplomate. Le rapport que font d'honnêtes gens comme à une mauvaise partie d’échecs mal jouée afin de te faire croire à l’économie dynamique d'un nouveau tome en enfer, j'extrapole trop peu…
Au décompte des pétales de marguerite, il faut systématiquement voyager dans la nuit pour atterrir sur le tarmac des grands jours. Cracher ou pisser, mais je ne déféquerais pas de la confiance dans l'astrologie qui n'est qu’un voleur d’amour t’emportant hors des vergers du bonheur.
Je pensais, en boucle, en observant l’orage de la rancœur se dissocier de mon esprit malgré que j’avais l’aorte bleue de ne pas m’être ouvert les orifices avant ce jour mauve. J’ai empilé mes dernières affaires dans mes réflexions calmes et tourmentées. Il y a un accident à côté du passage piétonnier.
Le soleil me saluant comme l’espoir de renaître, j'offrais ma (simili) reconnaissance pour la dernière fois aux personnes que j’avais côtoyées, l’une d’elles se mordit la lèvre, et me demanda mes projets.
J’avais répondu instinctivement — partir par la grande porte du quatrième mur — après avoir compris que la richesse s’effectuerait sur la pauvreté de la riposte impossible de la cible.
Je n’étais pas mal avec l’idée de tout vendre dans les jours suivants pour les créances et pour disparaître. « Partir en voyage », ai-je répliqué. Je n’ai plus rien sauf le pouvoir de respirer. On va fumer une cigarette?
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— « Où », demanda-t-elle.
— « Vers l’est, l’estuaire, en auto-stop, sur le pouce, comme on mange un sandwich » ai-je affirmé spontanément!
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Je serais comme la fumée dans le vent. Voilà comment j’ai vu le vrai visage d’un mirage avec les traits d’expression se crispant par répulsion associative.
Le regard qui juge, les yeux qui condamnent et l’œil qui tue. La bassesse de mon moyen de transport me reléguait au plus bas des niveaux de la société.
█║▌│█│║▌║│FAIRE L’AMOUR DANS L’AUTOBUS, JE PEUX! ET TOI, EN CONDUISANT, QU’EST-CE QUI SE DÉROULE SUR TA BANQUETTE ARRIÈRE?
Soudainement par l’absence de l’image qu’une voiture évoque pour transmettre aux gens qui t’entourent la véritable facette de ton rang social.
Elle me suggéra du bout des lèvres d’utiliser un transport sécuritaire, convenable pour l’âme. Elle expira le calvaire d’un dossier à remettre. Au pire des cas, elle soutenait de faire l’usage d’une cabine de train de luxe et de tolérer l’odeur du peuple durant quelques heures.
J’avais soumis à son bon jugement qu’il n’y avait rien de plus sécuritaire que la confiance en soi pour atteindre la liberté sauvage. Va-nu-pieds, se disait-elle intérieurement, quand j’ai quitté le Meltdown Palace avec cette boîte que j’ai aussitôt offerte à l’une des chutes à déchets écologiques.
J’ai encore en mémoire cette enfant jouant du piano métaphorique à ma sortie du hall du Meltdown Palace.
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Une dizaine de jours plus tard, j’avais mené à bien ma démarche de liquidation. J’étais libre, prêt à partir loin de tous ces protagonistes pour aller cultiver l’espoir et la sincérité humaine.
Le pied sur le seuil, je m’apprêtais à partir à l’aventure en laissant tout mon passé derrière. Un voyage à vide avec moi-même s’annonçait à l’horizon. Découvrir : les paysages les plus simples, les montagnes les plus hautes, je sais. L'enjeu était de voir l’or d'usage franchir l’effroi de mon incapacité à construire au-delà de ce que je croyais impossible. Je devais cliver les horreurs et me retrouver dans le quotidien, afin de comprendre le partage de mon destin sans borne.
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En réalité, sans le savoir à ce moment, j’allais faire de ma vie la plus grande de mes œuvres d’art en me dépassant comme jamais.
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Sac à l’épaule, je ne possédais guère plus que quelque espaces de bohème et l’étoffe de quelques poèmes de bruyère.
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J’ai créé cette prose avant de quitter cette survivance pour m’abandonner aux sens commun de ce pays Sage. Diplomatie qui m’offrirait dans quelques heures le salaire d'un préambule avant de m'ouvrir l'entrée aux tréfonds des forêts luxuriantes. Retrouver ce que j’avais perdu dans la nostalgie et aimer la vie comme elle est.
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Pot_easy; peau aime
Poe M pour un fin limier
Encore saisi par l’ampleur de ma destinée s’offrant comme l’appel d’un coquillage de brocante, j’entrais dans l’un des autobus du service de transport de la Fleur sereine.
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Comme un exercice de style, j’ai observé les gens après avoir déposé mon sac à dos à mes pieds. À l’emporte-pièce, à première vue, mon entourage se composait d’enfants, de combattants, d’adolescents, de rockeurs, des golfeurs, de punks, de divas, mais personne au savoir exceptionnel, et d’un grunge qui touche du bois.
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Offrir sa place à une femme au bedon rond, j’ai été l’exemple qui divorce de mon siège à la stupéfaction des autres.
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Nomenclature, je suis un descripteur. Voilà que c’est reparti : un clochard, un contribuable, un indépendantiste, un « ostie » de carré rouge, une artiste, un peintre, une nouvelliste, un essayiste, une docteure, un romantique, une auteure, un écrivain, une novatrice, un éditeur, et le bonheur d’ouvrir une fenêtre librement pour la première fois depuis longtemps.
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À l’extérieur, les immeubles semblaient discuter deux par deux de la rénovation à venir, les trottoirs parlaient de la dernière pluie qui flânait encore en quêteur, les oiseaux jouaient sans chef d’orchestre pendant que le soleil brillait malgré les deux conversations de l’un des rêveurs qui trappaient les nuages maladroitement, en planant à dix miles marins au-dessus de la ville des Tournesols fortifiés.
Le trajet s’est ponctué au rythme de l’offre des points, j’ai un désir, et la cloche a sonné et des gens sont entrés, sortis, le moteur a ronronné comme un chat dans une file d’attente jusqu’à la gare des machines communautaires.
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À mon arrivée, la sculpture de la Haute-Fleur sereine ne bougeait pas, en bordure, le Carré-Solaire transpirait de monde comme les rues périphériques abondaient de touristes avec des listes de rêves.
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Je suis unilingue, veuillez m’excuser pour le faux-texte, mais la réalité, c’est souvent ça!
Il y avait longtemps que j’étais en âge de voyager quand j’ai commencé à vivre dans mes bagages. Le temps m’avait enseigné qu’on ne vit pas dans ses valises, mais en symbiose avec la révolution de son propre cœur en action.
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Au miroir de mon parcours, je crois me souvenir d’avoir eu cette réflexion sur le chemin du retour. Peu importe où on va, on revient immanquablement à sa demeure, aux racines des hêtres de nos forêts familiales.
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C’est ainsi que de ville en village, je prenais conscience que ce qu’on possède de plus grand est le socle de notre origine et non la statue qu’elle porte.
Au lendemain du premier concert du Hillbilly Blues Wagon Folk Band, le bonheur était digne d’un élan vers l’histoire, quand je me suis réveillé au soleil de midi.
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Hillbilly Lou était frappé comme un écureuil, Ray Mégatonne s’était levé le premier, et Heronn Bass, dit le Grand Héron, était toujours aussi dominant.
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Avec le regard sur la présence de l’infini, je dévoilais l’horizon sans savoir que le surlendemain, j’allais entendre la mer rouler sur la grève de l’estuaire, en pensant à mes nuits folles de poésie, écrivant la vie comme je vivais, le jour, logeant au brouillard comme la nostalgie de l’amour.
Sans compter les jours, c’est ainsi que je suis devenu un pèlerin de la route, un « ROADY », une sorte de mage contemporain, un messager des hommes et du langage.
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Au-delà des étoiles qui courent dans la nuit, j’avais migré des constellations aux terres anciennes, en voyageant de gîte en gîte entre les concerts, en errant d’un espace à un autre au milieu des musiciens des innombrables soirées festives.
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Ce mode d’existence était de très loin dans mes sphères d’agissements, il y a encore… si peu de temps entre le bonheur de connaître la joie et la déception de ne pas devenir ce qu’on sait être.
— Allez Luc vient manger, ça va être froid!
— Un instant!
— Tu n’écris pas encore?
— Oui, un moment!
— Tu vas arrêter et « descendre » en bas! Sinon, j’appelle ton père, est-ce que c’est compris le pléonasme?
— Non!
— Eille, dis-moi, nomme-moi just' une fois où l’écriture t'a fait gagner de l’argent! Tu ne réponds pas? Tu ne parles plus? Tu d'vrais te concentrer sur tes études au lieu d’écrire des cochonneries pour le joual de l'Académie!
— Ouins, j’arrive…
Les chansonniers et les poètes se retrouvent aux coins des rues au milieu des clowns et des magiciens. C’est ainsi à l’intérieur de l’enceinte de la culture, en voyeurisme, j’étais là. Je marchais en vagabond lorsque j’ai aperçu une ravissante jeune femme taillée dans le culte de la jeunesse.
Elle se trouvait sur des remparts bordant l’hôtel de la cité. Elle était aussi belle que votre rêve le plus soumis d’extase que je n’ai pas pu m’empêcher d’aller à sa rencontre avec une sorte de sentiment plus fort que le magnétisme de la romance infini.
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N’ayant aucune excuse, j’avais délibérément arrêté le processus de mon vieillissement et celui de mon âme errante pour m’épauler aux côtés de la perte d’inhibition comme un enfant peut faire ne connaissant pas le danger devant.
Je m’étais avancé pour lui dire « bonjour ». Elle m’avait esquissé un sourire très loin du flou des impressionnistes, une expression relevant d’un printemps fougueux se délaissant d’une timidité d’un hiver d’antan. « I don’t speak French. - It isn’t a problem », affirmais-je.
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Elle se présenta, April. Une conversation s’entama mollement à l’aide d’un anglais de rocaille et de soie qui s’améliora avec les quarts d’heure jusqu’au moment où les mots étaient inutiles pour laisser place au voilier de nos sens prendre le contrôle sur nos pulsions.
À l’interlude de cette journée, April avait été l’âme sœur d’une nuit mystique sans masque au milieu de la sémantique de l’été shaman et effervescent. Elle m’avait raconté qu’elle s’était engagée dans la marine marchande à partir d’un endroit légendaire du surf et que son équipage était à la recherche des symboles boréaux du Nord.
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La conversation s’était schématisée semblablement comme une journée à la plage, le vent, la mer, le soleil au milieu des vagues et comme si comme ça, nous nous sommes échangé des parcelles de vie sans jamais compléter le cadrage de notre casse-tête existentiel.
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Le souper prit avec elle dans le faubourg décloisonné, le vin, la calèche telle les pirogues de Venise, nous avaient conduits à la fragilité des corps, et on avait fait l’amour jusqu’à la splendeur du destin.
Les autobus du service de la Fleur sereine étaient bondés, les rues adjacentes regorgeaient de touristes, les marchants avaient le vent dans les voiles à l’image du jour de la marmotte.
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C’est toujours un peu la même histoire, les gens parlent, pensent, fignolent leur coiffure dans le reflet d’une vitrine d’un commerçant.
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J’emboîtai le pas vers l’Est, en direction de l’enceinte et des chemins de pierres pour franchir les portes de la ville fortifiées. Un gitan jouait de la guitare avec son errance manouche ayant voyagé d’un pays à l’autre pour diffuser la culture de la magnificence l’art.
Le grand héron avait vécu de la rue durant une période qui m’est encore inconnue avec son art propre de manier la guitare. Il résidait, ici et là, à l’intérieur de l’enceinte, tantôt au coin d’une artère, plus tard dans un lieu d’importance. Il avait appris à surgir de toutes les impasses des bêtes fauves de la nuit avec sa façon bien à lui de vivre simplement.
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Il disait toujours : « commençons, par se perdre dans le Sud avant de rêver au Nord. »
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Heronn Bast possédait un immense talent musical qui se flirtait dans sa manière unique de jouer. Il avait un don inqualifiable de transporter l'auditoire sur les ailes de la mélodie du folklore teinté de rythmique et de solos enivrants au point de nous faire planer durant des heures sans se soucier du temps.
Il était un vagabond qui était en perpétuelle voie de partir pour un voyage entre les étoiles et les astres de la prose des forêts ancestrales. Poète, homme de mots, il errait d’une route à l’autre sur les chemins des terres anciennes, il chantait des airs de blues et de gospel d'un bout à l'autre du continent appalachien.
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Ainsi chaque fin de concert devenait le souvenir d’un rappel à venir.
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Hillbilly Lou avait rencontré Heronn Bast dans la région de la baie du Folk’Ouest où une fête de huit lunes avait été donnée en l’honneur du blues. C’est à ce moment que le Hillbilly Folk Wagon Blues Band fût créé sur une plage festive de la musicalité qui était à présent la leur.
Après avoir lancé quelques écus-laveurs dans l'étui de guitare, j’ai poursuivi ma route vers l’Est. Encore rêveur d’hier et spectateur du théâtre de mon osmose.
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Le Nuptial fort hôtel est le panache de la ville, l’œuvre racines de la Fleur sereine, j’entrevois de la rue des Créateur, la statue du Prospecteur de tous les arts au loin, l’envoûtement de l’Arche est apparu, ainsi que le mime en or.
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Sous le feuillage, un escalier, un somnambule qui joue du saxophone, une route abrupte, la Descente des fous et le Flanc-aux-Rubis qui perlera comme jamais dans la nuit à venir, vous verrez.
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Le faubourg des Origines est le lieu où s’est tenu le commerce du berceau du continent appalachien.
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J’ai zigzagué au milieu de la foule artisanale pour gagner le voilier à trois-mâts qui me conduira à la ville des Jardins.
L’embarcadère se remplissait avec la philosophie à moitié pleine, tranquillement l’escargot fait la course à la tortue dans la masse homogène de voyageurs.
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Je m’assoie près de la baie vitrée, un ange apparaît avec un chapeau blanc dans la naissance d’un idéal. Elle est ravissante. Elle fait languir. Elle avait une colombe dans les cheveux, un visage de perle, de fines épaules aux présages électrisants de la délicate rondeur, moulante, des papillons au ventre, son corsage d'été, et son miel m’enivra par sa gestuelle si naturelle.
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Je m’exile dans les sphères de la correspondance durant de longues secondes en calculant le jeu de ses hanches dans sa trajectoire qui est fidèle à la loi de l’inertie.
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Je suis resté silencieux et perdu dans la courbe de son intellectualité qui la plaça au sommet de mes rêveries mystiques.
La jeune femme au chapeau d’ivoire venait de se retourner et elle observait ses enfants d’une manière si tendre que la douceur entre eux finit par me faire détourner le regard vers le large.
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Son garçon dit : « Bonbon! Je veux un jujube, bon!
— Plus tard, je vais t’en acheter sur le bateau. OK, mon cœur?
— Oui, maman.
— Allez, mon trésor, prends ma main; toi aussi, ma chouette. »
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La barrière se lève, le contrôleur déchire les billets un à un.
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Sur le pont, à l’éveil des regards, le soleil brille en laissant poindre l’île de Félix. Aquarelle dans le paysage, le vent apporte ses messages, et la mère observe sa progéniture : « Attention les enfants, on ne court pas! »
La gare fluviale derrière moi, je me dirigeais vers la station des machines directement issue de la tradition pop art.
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Du coin de l’œil, j’ai remarqué au passage que l’un des chauffeurs salua un compagnon : « À demain. »
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Il se tourna vers moi. « Bonjour monsieur », me dit-il. On entre à tour de rôle et les portes claquent. « On va où?
— La Transe-Alternative, la plus proche.
— L’autoroute, donc?
— Oui, c’est exactement mon idée.
— On est parti. » Le conducteur mal rasé et entre deux origines me questionna sur mon intention loufoque d’aller à l’entrée d’une voie rapide.
Après avoir fait quelques achats, je mange sur le pouce et me dirige vers l’accès de la bretelle de la voie succincte de « VROUM ».
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Les voitures paradent et affichent les sigles des marques d’automobile.
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Je regardais plus ou moins les engins mécanisés d’informatique d’un parechoc à l’autre.
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Je lève mon bras perpendiculaire à l’horizon et attends le repos du guerrier.
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Une à une, elles s’éloignent, elles passent devant moi et je me dis des oui et des non… peut-être… Le soleil dans le ciel n’avait presque pas bougé en sept minutes et la séduction se produit.
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Un vieux camion tout rouillé comme la Porsche de Janis Joplin ralenti à une centaine de mètres, je cours en âne bien dompté.
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À deux pas, la vitre se baisse et le conducteur me dit : « Où allez-vous?
— Au camp de base de la poésie lunaire.
— Au 33 des cœurs béants?
— Oui, sur les terres anciennes!
— Embarquez. » La portière s’ouvrit légèrement et je suis entré dans l’habitacle de la paix et de la soif de l’antiguerre.
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Je l’ai fermé sur le tape-cul, il a fait ronronner le moteur, j’ai abaissé la vitre à l’aide de la manivelle de l’époque de Lucie est dans le ciel, et mon dos à coller au dossier.
D’ici à là, un claquement de doigts, on roule, à cent kilomètres à l’heure, en se racontant nos vies jusqu’à la sortie.
Un paysage magnifique se développe comme une séance de photos : une maisonnée campagnarde s’illustre, un conservateur pousse une tondeuse sur la culture, une route sinueuse, des espaces verts, une dizaine d’animaux, certains broutent, d’autres gambadent dans la vallée des songes intérieurs, des oiseaux planent au-dessus des arbres centenaires, puis le champ de vision devient immense sur la crête du vallon, un boisé sauvage et la voiture s’arrête doucement.
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L’homme tourne sa tête vers moi et m’explique que ma destination se trouve vers l’Est et qu’il ne peut pas aller plus loin.
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Je le remercie dans un nuage de poussière et m’engouffre sur le chemin que le conducteur m’a indiqué.
Un chemin de terre, et de part et d’autre des arbustes géants qui s’émerveillent à toucher le ciel avec la splendeur des rayons qui perlent à la jonction des deux.
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Je marche, en lisant ce livre grunge par excellence Nombreux seront nos ennemis.
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Au détour d’un virage, la cabane se dévoile comme une taverne de poésie de la gloire. Logis céleste, à deux étages, rustique, balustrade au second, le revêtement craint, une chaise berçante sur le perron sans véranda, la porte est écaillée par le spleen lyrique des saisons mortes, et la fenêtre est sans rideau.
Personnage légendaire et coureur de fond, Ray était un maître du tambour et portait fièrement l'étoile de chef du district de la Quintessence.
Le shérif m'accueillit et me demanda mon recueil de prose versifié en m'indiquant que je devais passer une nuit à l'intérieur du gîte avant d'avoir accès à la suite.
Une infirmière arrive avec un gobelet de luxe.
2013 █║▌│█│║▌║│tous droits réservés - Luc du Ressac
À la géographie des vignes dans les terres arides
Pour ElleMrêver & Old Man de Neil Young
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Luc du Ressac - poésie particule - Zore I-V
0-----------L' existence et mon être en soi observent les dilemmes dans le seul but de percevoir la réalisation de l' invisible compréhension : cela peut se traduire par
http://lucduressac.overblog.com/luc-du-ressac-po%C3%A9sie-zore-i
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