NOSTALGIE TIMIDE.TXT
Rappelle-toi de beaux moments
De la folie qui nous habitait
Maintenant, nous sommes loin
Comme une île qui s'est habillée d'antan
Avec la marée des joues pourpres
Que l'océan a fait divaguer
Sans jour ni lumière
L'innocence m'a perdu
Dans les images des nuits
Tels un bateau et l'étoile sans Nord
J'ai fermé les yeux sur mes désirs d'iris
J'ai ouvert les bras aux destins tragiques
En déployant mes ailes aux hurlements
Comme un accordéon voué au silence
Mes mains ont dévoilé ton visage
Mes larmes se sont noyées à tes yeux
Jusqu'au moment où ta chevelure
S'est tissée à mes doigts
Comme la prison des orages bleuâtres
J'ai embrassé tes paupières d'or
Comme la lune d'aplombs dans le lit des nuages
Tu m'as observé comme la censure de l'amour véritable
J'aimerais tellement nager à l'envers dans l'infini
Mais je suis ailleurs en train de couler marine
Rappelle-moi le son de l'amour dans l'attrition
Des matins dans l'ignorance des heures
Tout ça, oublié dans le vent rose
Aujourd'hui, la saison se déploie
Comme le dernier des tournesols
Qui n'a plus que la pluie d'espoir
Pour croire au soleil d'artiste
De la jouissance d'être
Ou de boire à nouveau
L'orgasme de la vie
/image%2F0498394%2Fobpic8F6yRw.jpeg)